Parents-enfants : comment prendre soin de ce binôme ?
Les sessions dédiées aux familles (parents-enfants) ont des vertus multiples et décisives pour l’avenir. Elles mêlent savamment une dimension ludique et un volet didactique.
Du sport dès le plus jeune âge
En matière d’offre intergénérationnelle, l’association Imp’activité, située à Magstatt-le-Bas, en Alsace, propose deux cours distincts. D’une part, des ateliers parents-enfants quand ces derniers sont encore nourrissons. « Il s’agit de soutenir les parents dans cette belle aventure qu’est la parentalité, sourit Mélanie Boizet, animatrice au sein d’Imp’activité. On est dans le soutien parental pour faire en sorte de créer du lien avec l’enfant. On parle des stades du développement moteur et l’on explique plein de choses : comment on apprend à un bébé à bouger, pourquoi il ne faut pas l’asseoir s’il ne parvient pas à le faire tout seul etc. Le déroulé de la séance dépend de l’éveil et de l’activité de l’enfant. Dans la mesure où il est encore très petit, les choses se font à son rythme. »
Pratiquer une activité physique avec son enfant
Autre option, les ateliers parents-enfants de dix-huit mois à trois ans. « Là, on s’efforce que les deux soient véritablement acteurs de la séance avec des activités réellement partagées pour développer le déplacement moteur. On part du principe que le parent est le meilleur modèle de l’enfant », détaille Mélanie Boizet. Et ce, à chaque fois sous des formes différentes, en particulier jouer ensemble, y compris dans le cadre d’activités d’opposition douce comme les sports de raquettes. Quitte à ce que le parent doive courir un peu plus pour compenser le fait que, logiquement, sa progéniture est encore maladroite.
Entre échanges et interactions, de multiples bienfaits
Cette configuration se révèle des plus enrichissantes. « C’est extrêmement moteur car on est dans l’échange et dans l’interaction, confirme Mélanie Boizet. Il y a quelque chose qui se joue dans la relation entre le parent et l’enfant. C’est une occasion de travailler sur le lien d’attachement. Le père ou la mère est là et rassurant mais, dans le même temps, il ou elle peut aussi prendre un peu de distance. » En somme, la motricité est au service de l’éducation et inversement, serait-on tenté d’écrire.
Remettre les parents en mouvement
Le but est de faire émerger des bonnes pratiques et que les participants se les approprient. « On incite les parents à remettre du mouvement au quotidien en leur montrant que l’on peut bouger de manière simple, selon des modalités qui ne nécessitent pas de posséder du matériel élaboré. On leur donne des clés, c’est-à-dire des idées et des outils pour qu’ils arrivent à les reproduire », résume Mélanie Boizet. Par exemple, marcher alors que l’enfant fait de la draisienne ou du vélo, les vitesses de déplacement étant alors plus comparables.
« Faire preuve d’adaptabilité, d’écoute et de réactivité »
Le staff d’Imp’activité a acté la possibilité de suivre ces sessions à l’unité, sans être obligé de s’inscrire à un cycle de plusieurs semaines. Une souplesse destinée à s’ouvrir à des publics différents et à ne pas réfréner ceux qui hésiteraient encore à franchir le pas. « On arrive ainsi à toucher des familles qui, sinon, n’auraient peut-être pas laissé leurs enfants dans un club », se félicite Mélanie Boizet.
Comment animer des séances parents-enfants ?
Elle insiste sur la manière de faire œuvre de pédagogie et d’animer ce type de cours : « Il faut réussir à être à la fois très généraliste car si l’on est trop précis, les gens n’accrochent pas. Mais, dans le même temps, il convient d’être en capacité de répondre à leurs interrogations. En somme, il est indispensable de faire preuve d’adaptabilité, d’écoute et de réactivité, notamment lorsque des personnes ont des difficultés à s’intégrer dans le groupe. On doit être prêt à modifier le plan de la séance, lequel n’est jamais immuable. Il peut changer d’autant qu’à ces âges, les enfants sont très imprévisibles. On sait simplement la direction dans laquelle on veut aller. »