Les sports collectifs en loisir, c’est possible !
Les sports collectifs ne perdent rien de leur intérêt ni de leur attractivité lorsqu’elles sont déclinées avec une visée autre que la volonté de l’emporter à tout prix.
Les sports collectifs de loisir : jouer sans la compétition
Pratiquer un sport collectif sans chercher systématiquement la victoire
Qu’on se le dise, la compétition n’est pas forcément l’alpha et l’oméga des sports collectifs.
« L’idée qui prévaut chez nous, c’est de permettre à toute personne de venir faire du sport, qu’elle soit mordue de compétition ou simplement désireuse de s’adonner à une discipline qui lui plaît en s’amusant et sans se prendre la tête, le tout en rencontrant du monde. Nous nous efforçons ainsi de répondre aux demandes de tous ces publics. Pour nous, c’est le nerf de la guerre », explique Orane BRIJA, Président et animateur au sein du club ABC Hénon dans les Côtes-d’Armor, récent lauréat du dispositif Tremplin Jeunes 2025 mis en place par la Fédération Française Sports pour Tous.
Offrir le loisir ou la compétition au sein d’un même club sportif
Soit mais comment faire cohabiter ces licenciés avec les aspirations diverses et variées de chacun ? Tout d’abord en faisant en sorte que chacun s’engage en toute connaissance de cause sans ignorer ce qui l’attend.
« Notre discours est clair : quand ils signent au Club, ils signent pour ses valeurs. C’est pour cela que nous proposons trois ou quatre entraînements gratuits en début de saison. Comme ça, les futurs adhérents, en particulier les jeunes, peuvent tester nos séances ouvertes à tous, appréhender la manière dont nous procédons et choisir la formule qui leur correspond le mieux puisque pour ce qui est du basket, ils ont aussi, chez nous, la possibilité d’en faire en compétition officielle », détaille Orane. Sachant qu’il existe, bien sûr, des passerelles entre les deux univers, lesquels ne sont évidemment pas hermétiques l’un l’autre.
Comment adapter la pratique aux envies de chacun ?
Des entraînements adaptés aux niveaux et aux objectifs
Et pour que tous y trouvent leur compte et ne pas générer de frustration, l’une des solutions est également d’envisager des séances à intensité et dominante différentes, axées soit sur le loisir pour ceux dans la découverte de l’activité ou qui privilégient la dimension ludique ; soit sur la gagne pure et dure à l’intention de ceux qui visent avant tout la victoire. Il est également pertinent de concevoir des sessions qui soient un mixte des deux.
Une double ou triple configuration qui, au demeurant, n’exclut aucunement la tenue de matchs amicaux, soit au sein de la structure, quitte à mélanger les groupes ; soit dans le cadre d’interclubs récurrents. « C’est l’occasion de se tester, de se jauger mais cela finit toujours par un apéro, sourit Orane. Les points ne sont d’ailleurs pas systématiquement comptabilisés et il n’y a pas forcément d’arbitre. De même, on décide librement de la durée de la rencontre. On est là pour s’amuser. »
Miser sur des sports collectifs plus ludiques
L’ABC Hénon propose également, depuis la rentrée, dans une version strictement loisir, du dodgeball, cousin lointain de la fameuse balle au prisonnier. Et ce, dès l’âge de quatorze ans et dans une version mixte. La formule a d’emblée connu le succès avec, déjà, une trentaine d’adhérents. De fait, les disciplines collectives moins connues se prêtent peut-être plus aisément à une pratique non compétitive. Néanmoins cette dimension est entièrement déclinable pour celles qui ont pignon sur rue comme le football, le rugby, le basket ou encore, le volley.
Plaisir et convivialité en maîtres mots
Favoriser l’inclusion et le lien social grâce au sport collectif
Dans tous les cas, les bénéfices du sport collectif dans sa dimension loisir sont nombreux. Outre le fait de favoriser l’inclusion et le lien social, cela développe « le partage et l’amitié, résume Orane. On peut ainsi accueillir tous types d’adeptes, que ce soient des personnes qui sont juste dans une optique de remise en forme ou dans une quête de confiance en elles et de leur corps. Encore une fois, on est dans l’acceptation de tous, y compris les membres en situation de handicap et ceux qui sont l’objet de traitements médicaux. Il y a cette fierté de pouvoir dire que l’on peut jouer en dépit de toutes nos différences. »
« Repas » et « apéro » : esprit d’équipe et convivialité au-delà des terrains
Comment ? « En plaçant au centre de tout, la notion de plaisir et en faisant en sorte que chacun se présente à ses coéquipiers et, ainsi, que l’on s’accepte mutuellement, quelles que soient ses ambitions. Pour cela, nous adoptons un discours pédagogique mais ferme sur les attendus tout en nous appuyant sur notre charte interne en ce sens. », avertit Orane. Et il ne faut pas croire, beaucoup de jeunes de 16 ans préfèrent signer en loisir parce qu’ils n’ont pas du tout envie de disputer un championnat dans la mesure où cela leur met, selon eux, trop de pression et de contraintes.
Enfin, en dehors des terrains, des repas (barbecue, raclette) ou encore, des randonnées pique-niques auxquels sont invités tous les licenciés et même les parents sont régulièrement organisés afin de consolider la convivialité et la bienveillance ambiante.
Envie de commencer un sport collectif sans notion de compétition ?
