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Jeunes adultes : et si vous repreniez le sport ?

29 Octobre 2025 - Temps de lecture : 5 minutes
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Vous avez entre 18 et 25 ans, voire un peu plus, et votre vie a radicalement changé ces dernières années. Entre les études, l’apprentissage ou le début de votre carrière professionnelle, les séances de sport du collège ou du lycée semblent loin. Ça vous ferait du bien de vous y remettre, non ? 

De multiples raisons d’avoir arrêté le sport 

L’âge de la majorité est une zone charnière où les habitudes sont bousculées. Certains débutent un cycle d’études, ou commencent à travailler, tandis que d’autres cumulent préparation d’un diplôme et emploi en jonglant avec des horaires décalés… Entre 18 et 30 ans, le jeune adulte expérimente l’autonomie loin du nid familial, la recherche d’un logement, l’entrée dans la vie active, avec, bien souvent, des finances limitées. 

Un manque de temps ou d’argent

Mais le manque de temps ou d’argent ne doit pas faire oublier que le sport est un allié pour la santé du corps et de l’esprit. Dans ses recommandations, l’OMS préconise pour un adulte 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue par semaine. Nous en sommes souvent loin, d’autant que le décrochage peut survenir parfois dès l’adolescence. 

Depuis plusieurs années, l’ANSES alerte sur un risque sanitaire constaté chez les 11-17 ans : 66 % d’entre eux présentent un niveau de sédentarité préoccupant, dû à plus de 2 heures de temps d’écran par jour, et moins de 60 minutes d’activité physique quotidienne. Comme l’explique cet article, le sport est pourtant très bénéfique pendant cette période, et les bonnes habitudes prises à l’adolescence ont plus de chance d’être conservées tout au long de la vie. 

L’happy hour après la course ? 

Lise WIRRMANN, Chargée de missions au Comité Territorial Alsace, accompagne les associations Sports pour Tous dans cette offre dédiée aux jeunes adultes. Elle constate que les formules hybrides fonctionnent bien avec cette cible. « Je conseille aux Clubs de proposer des formats combinés, mixant la pratique sportive avec un temps convivial. Une sortie running par exemple, suivie d’un pique-nique dans un parc, d’un brunch ou d’un apéritif. Ce public est parfois isolé, recherche du lien social et apprécie ces occasions de rencontres et de loisirs. »

Des horaires incompatibles ?

Lise constate aussi que de nombreux 18-25 ans ont des horaires d’études ou de travail incompatibles avec des plannings de séances classiques. « Je sais que ce n’est pas évident pour les Clubs, mais le fait de mettre en place des cours le samedi matin ou à la carte est certainement un atout. » 

Le mot-clé : progressivité

Même en étant jeune, l’arrêt prolongé de la pratique sportive a des effets néfastes sur le corps : fonte de la masse musculaire, essoufflement, perte de tonicité et de souplesse, prise de poids éventuelle, etc. Raison de plus pour s’y remettre tranquillement, progressivement, sans risque de blessure et surtout sans pression. Le sport sert à combattre le stress, pas à en générer ! 

L’idéal est de se fixer des objectifs de remise en forme réalistes et atteignables, en se plaçant dans une perspective de santé et de bien-être. « Oublions la performance, recommande Lise, et pensons plutôt épanouissement personnel. Le mieux est de tester différentes disciplines pour adopter celle avec laquelle on se sent en phase. Plus on prend du plaisir à aller à sa séance de sport, plus les chances de ne pas abandonner en cours de route sont importantes. » 

Car le deuxième mot-clé est la régularité. À 18 ou 30 ans, comme à tout âge, l’activité physique est bénéfique pour la santé si elle est pratiquée selon un rythme continu, sans interruption. Vous hésitez ? Découvrez dans cet autre article comment garder la motivation… et la forme ! 

Auteurs
Lise WIRRMANN
Chargée de missions au Comité Territorial Alsace
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