Entrez dans la danse !
Il ne faut pas croire : la danse est pleinement une activité physique et inclusive où chacun peut s’exprimer.
« La danse mobilise le cardio et requiert de l’endurance car on est sur un effort modéré mais de longue durée », avertit, d’emblée, Patricia Dang-Tran, Présidente de l’Amicale Sportive de Montesson La Borde (ASML) qui compte environ cent-cinquante férus du dancefloor. Pas besoin, donc, de se déhancher jusqu’au bout de la nuit pour commencer à se dépenser. Une heure de cours sans interruption ni faire semblant y suffit amplement. Sachant que diverses qualités et aptitudes sont développées, notamment, bien sûr, la souplesse, la mobilité articulaire et le renforcement musculaire du haut et du bas du corps, y compris le gainage abdominal. « On fait aussi travailler notre cerveau via tout ce qui a trait à la coordination, à l’orientation dans l’espace et à la mémorisation des enchaînements », pointe Patricia Dang-Tran.
La danse : « Un langage commun qui comporte des codes »
Et puis, techniquement, cette pratique est subtile et exigeante. « Danser à deux, c’est aussi savoir danser tout seul. Outre l’apprentissage quelque peu scolaire des figures, la progression passe par l’acquisition d’une expression corporelle artistique propre à chacun. La danse est un langage commun qui comporte des codes, ce qui permet d’avoir différents partenaires. Il n’en reste pas moins que contrairement à certaines idées reçues, elle est accessible à tous. Dans les cours pour débutants, on prend notre temps. Les séquences sont décomposées pour que les néophytes puissent bien maîtriser les pas et arrivent à les exécuter en rythme en démarrant dans le bon tempo. On met donc aussi l’accent sur la musicalité », insiste Patricia Dang-Tran qui, pour cela, a pris soin de suivre la formation fédérale de Full’Dance. Cette méthode d’enseignement vise, justement, à décortiquer les techniques afin de s’approprier de manière fluide les pas de base tout en s’adaptant au public auquel on s’adresse.
Danser en groupe : « C’est avant tout beaucoup de partage. »
Et, histoire de varier les plaisirs, il y a des danses pour tous les goûts : zumba, bachata, salsa, hip hop, modern jazz, danse afro, danse orientale… Certes, le rock, la valse, le paso doble ou encore le foxtrot sont un peu moins à la mode car souvent perçus comme légèrement désuets. En revanche, les plus férus participent à des soirées SBK (pour salsa, bachata, kizomba). Très en vogue, celles-ci sont souvent organisées par des associations qui réunissent des adeptes de ces styles latins.
Sortir des préjugés sur cette activité
Toujours est-il que la danse n’est évidemment pas réservée qu’à ces dames, comme le voudraient des préjugés tenaces. « Beaucoup d’hommes ont envie de danser et franchissent le pas, ne serait-ce que parce qu’ils aiment la musique », confirme Patricia Dang-Tran. La danse a également des vertus sur le plan du rapport aux autres : « Elle est mixte, intergénérationnelle et conviviale, assure la Présidente de l’ASML. Elle est l’occasion de lutter contre l’isolement en rencontrant des gens et d’avoir, ainsi, davantage de relations sociales. En somme, c’est avant tout beaucoup de partage. »