Réseaux sociaux, un levier déterminant pour les Clubs sportifs
Facebook, Instagram, WhatsApp, TikTok… : les supports numériques sont légion et incontournables pour garantir la visibilité d’une entité. À condition de s’en servir comme il convient.
Se familiariser avec les réseaux sociaux
La chose a beau être incontournable, elle peut paraître compliquée car elle demande de se familiariser à certains codes. « En premier lieu, se lancer sur les réseaux sociaux n’est pas anecdotique, confirme Floriane Bayec, chargée des réseaux sociaux au sein de la Fédération Française Sports pour Tous. On ne se dit pas, par exemple, « Tiens, ce serait bien d’avoir un compte Instagram et je vais le créer dans la foulée. » Il est crucial, auparavant, d’identifier la ressource pour l’alimenter, bien vérifier que notre cible est présente sur ce réseau puis de le paramétrer comme il faut au démarrage et de le faire connaître sur le mode « On est sur Instagram, suivez-nous. » En clair, on ne s’improvise pas.
La présence digitale : un levier important
« Ce qui n’empêche pas que communiquer sur les réseaux sociaux est indispensable pour se faire connaître des personnes susceptibles d’être intéressées par le club et/ou par une forme de pratique dans leur territoire, poursuit Floriane Bayec. En effet, la nouvelle génération utilise beaucoup les réseaux sociaux comme des moteurs de recherche. Dès lors, un club qui a un compte inactif depuis un ou deux ans peut donner l’impression qu’il n’existe plus. En revanche, s’il poste régulièrement des messages, il montre qu’il existe bel et bien, qu’il est dynamique et qu’il accueille du monde. »
Réseaux sociaux : un canal d’informations essentiel
Autre intérêt essentiel, le fait que les réseaux sociaux sont un excellent vecteur « pour informer, tant les adhérents que les partenaires et les collectivités locales, de ce qu’il se passe au sein du club, assure Floriane Bayec. C’est aussi un bon moyen de valoriser le travail qui y est effectué et ainsi de fidéliser les licenciés. » Car les temps ont changé : impossible, désormais, de mettre sans cesse ces derniers devant le fait accompli en ne les tenant pas au courant. Ils ne peuvent plus être dans l’ignorance de la vie de l’association qu’ils ont intégrée. Sans aller jusqu’à parler de démocratie participative, il est fondamental de les impliquer à minima. « On remarque qu’ils sont de plus en plus dans une démarche que l’on pourrait qualifier de consommation, avertit Floriane Bayec. Il y a l’idée qu’à partir du moment où l’on paie une cotisation et une licence, on a aussi envie de connaître les décisions qui sont prises, les éventuels investissements qui ont été faits etc. dans la mesure où un club est un lieu de vie et que c’est là un moyen de tisser un lien avec lui. »
Quelle fréquence de publication ?
Soit mais que dire et à quelle fréquence ? « Il y a plein de choses que l’on peut aborder sans avoir besoin de produire autant de messages qu’une entreprise etc., répond Floriane Bayec. L’essentiel, c’est de vraiment mettre l’accent sur la dimension humaine ainsi que sur la régularité des posts sans se mettre la pression. Il n’est évidemment pas nécessaire que le rythme soit journalier. Tous les quinze jours, trois semaines est un minimum. »
Néanmoins, le but est de faire en sorte que la récurrence exigée ne soit pas une contrainte insurmontable, quand bien même requiert-elle de nommer, au sein de l’association, une personne dédiée pour alimenter les comptes Facebook, Instagram etc. En évitant que ce soit quelqu’un désigné d’office mais qui ait, au contraire, une certaine appétence et la possibilité de se déplacer régulièrement, notamment pour pouvoir faire des photos. « C’est l’occasion de mobiliser quelques jeunes du Club ou des étudiants par ce biais-là, car ils ont souvent de bonnes idées et sont créatifs, conseille Floriane Bayec. C’est une porte d’entrée pour les inciter à s’engager dans la voie du bénévolat et qu’ils assument d’autres fonctions par la suite. »
Sur quels réseaux se positionner ?
L’idéal est d’être présent sur différents supports en fonction de la cible que l’on souhaite prioritairement toucher. « Si l’on s’adresse à un public d’un certain âge, on va plutôt privilégier Facebook, précise Floriane Bayec. S’il est plus jeune, il est préférable d’aller sur Instagram. Toutefois, on peut très bien diffuser le même message sur les deux. Enfin, pour les ados, on peut opter pour TikTok même si cela demande davantage de temps car c’est un algorithme qui oblige à publier beaucoup et, de surcroît, des vidéos. Il n’y a quasiment pas d’écrit. C’est donc moins informatif et plus divertissant. Enfin, WhatsApp fonctionne très bien pour la communication en interne, à l’intention des membres, pour tout ce qui est pratico-pratique. »
Idées de publications pour un Club
Et de quoi parle-t-on ? « Des événements majeurs organisés par le club au fil de la saison, tant pour les annoncer que pour en rendre compte et ce, sur Instagram et Facebook, détaille Floriane Bayec. Mais dans la mesure où ils n’ont lieu que ponctuellement, cela ne suffit pas à faire vivre un compte. C’est pourquoi il faut aussi publier de l’info plus quotidienne. Il est également pertinent de faire des portraits de bénévoles pour les mettre en avant ou de présenter les différents cours en évoquant les nouveautés. » Avec, dans tous les cas, une vigilance scrupuleuse portée sur le droit à l’image et l’autorisation donnée en bonne et due forme par les intéressés d’apparaître en photo sur la Toile.
Enfin, pour ce qui est de la forme, quel que soit le sujet, il est vivement recommandé, dans tous les cas, de « ne pas faire des pavés trop longs avec trop d’informations d’un coup parce que cela risque de noyer le lecteur, insiste Floriane Bayec. Il est indispensable d’avoir un texte vivant, qui soit court et rapide à lire, avec des emojis, des hashtags et des visuels. » Le tout en se conformant à l’identité visuelle de la maison. Il s’agit là de privilégier les couleurs de son logo pour mieux identifier l’association. De même, est-il opportun de faire figurer son site Internet ainsi que les liens vers les autres réseaux sociaux, et même une description précisant sommairement les activités proposées par la structure ou encore, montrant qu’elle est implantée dans le paysage local depuis longtemps.