Animation sportive

Faire du sport en musique : tout savoir !

28 Août 2026 - Temps de lecture : 3 minutes
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La musique a beau avoir les vertus d’être universelle, plurielle, stimulante et conviviale, encore faut-il bien la choisir lorsqu’elle sert de support à une activité physique et sportive.  

Sport et musique : des liens expliqués par la science

Tout d’abord, il convient de rappeler ce que la science a établi. Ainsi, détaille Hervé PLATEL, Professeur de neuropsychologie à l’Université de Caen, « l’écoute de la musique sollicite des régions du cerveau qui ont à voir avec la motricité et le mouvement. Et ce, de manière naturelle et automatique, même quand on est assis dans son canapé et que l’on ne fait rien. Lorsque l’on entend une musique rythmée, cette information part des régions auditives du cerveau et transite vers les régions motrices. Si bien que cette musique donne envie de bouger. C’est le phénomène de la boucle auditivo-motrice. » Mais ce n’est pas tout. En effet, ladite boucle est également « reliée à d’autres régions du cerveau. Elle est en interaction avec le circuit du plaisir et de la récompense. Ce dernier est sollicité dès que l’on doit juger si quelque chose est agréable ou pas au regard de l’activité que l’on est en train de pratiquer. Sachant que des travaux ont montré que la musique est intéressante pour contribuer à diminuer l’attention portée à la douleur ressentie, passer ce cap et aller au-delà. » 

Par ailleurs, rappelle Taoussy L’HADJI, éducatrice au sein de l’association La Bek Life (95), « le corps est vibratoire d’autant qu’il est majoritairement composé d’eau. Si bien qu’en fonction de la fréquence des vibrations générées par la musique, il est possible d’interagir sur lui en fonction de ce que l’on souhaite susciter. » Elle, qui enseigne la gymnastique posturale sur chaise et l’afro fitness, choisit soigneusement sa playlist.  

Comment bien choisir sa playlist pour ses séances de sport ?

« Je commence mes cours par un temps de relaxation. Pour cela, je mets de la musique classique, plus précisément baroque, explique-t-elle. En effet, outre le fait qu’elle soit apaisante, la musique classique à la propriété de faire se connecter l’ensemble des réseaux cérébraux. Si bien qu’ensuite, les gens sont plus attentifs, concentrés, sereins et calmes. » Et après ? « Pour ce qui est du corps de séance, je privilégie de la soul et des chanteurs comme Prince ou Michael Jackson. Là, le dynamisme de la musique est une invitation à passer à autre chose et à être en mouvement après avoir préparé le corps à l’effort. En donnant de l’entrain, elle est une source de motivation. Quand il y a du rythme, le cerveau le suit, si bien que même si c’est dur, les gens ne lâchent pas. Il y a une forme de transe qui fait que l’on ne sent plus totalement son corps tout en restant dans le plaisir car, dans le même temps, l’organisme sécrète des endorphines. » 

L’art de bien gérer les musiques

Mais il n’est évidemment pas question d’être à son maximum une heure durant. « C’est pourquoi je temporise, par exemple avec de l’électro, laquelle alterne des moments rythmés au cours desquels on effectue des mouvements avec une certaine intensité en privilégiant le cardio et d’autres plus calmes qui sont l’occasion de travailler de manière lente la mobilité et de prendre le temps de bien ressentir les choses », précise Taoussy L’HADJI. Avant que l’ensemble ne se termine par le traditionnel retour au calme : « Le but est de se relâcher, de se détendre et de s’étirer, en somme, de tout faire redescendre. Là, la musique est, évidemment, douce. Cela peut être un slow, par exemple, le morceau The time of my life, tiré de la bande originale du film « Dirty Dancing ». » 

Utiliser de la musique pour ses cours sportifs : les droits SACEM

A noter, sur le plan juridique, un détail qui… n’en est pas un. En effet, dès qu’un Club met de la musique en public, quel que soit le mode (CD, télévision, radio etc.), il doit acquitter des droits d’auteurs à la Sacem ainsi que des droits des artistes interprètes et des producteurs de disques à la Spré.

La Fédération Française Sports pour Tous s’occupe de tout

Pour leur faciliter la tâche et adoucir le montant de l’addition, les associations dûment affiliées à la Fédération Française Sports pour Tous bénéficient de deux accords que celle-ci a négociés avec la Sacem. Le premier a trait à la centralisation du paiement des droits à la Sacem et à la Spré en cas d’utilisation de musique durant les cours régulièrement dispensés par le Club. Là, aucune démarche à faire pour ce dernier. La Fédération s’occupe de tout. Cependant, le Club doit déclarer, sur l’extranet fédéral, les activités qu’il propose. 

Et, pour ce qui est de la programmation de musique lors d’événements occasionnels organisés par une structure, un second accord permet d’obtenir des réductions. Pour cela, il est demandé d’adresser, en amont de la manifestation, une demande d’autorisation de diffusion de musique en se connectant au site www.clients.sacem.fr. Si c’est une fête dansante, il faut, à l’issue cette dernière, adresser, à la délégation régionale de la Sacem, le programme des œuvres qui ont été diffusées afin que les droits réglés puissent être répartis entre les auteurs.

Auteurs
Taoussy L'HADJI
Educatrice sportive à la Bek Life
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